Sécheresse vaginale : les solutions médicales

La sécheresse vaginale est fréquente, surtout après la ménopause, mais aussi après un accouchement, pendant l’allaitement ou avec certains traitements. Elle peut provoquer des brûlures, des démangeaisons et des douleurs pendant les rapports. Des traitements simples et bien étudiés existent ; d’autres soins, plus récents, viennent en complément ou quand les premiers ne conviennent pas.

L'essentiel en bref

  • Causes : baisse des œstrogènes (ménopause, allaitement), certains traitements
  • Traitements de référence : hydratants et lubrifiants ; œstrogènes locaux sur prescription
  • Soins proposés au cabinet : injection d'acide hyaluronique, laser CO2 vaginal
  • À savoir : pour le laser, les études sont contradictoires

Quels soins pour la sécheresse vaginale ?

SoinPrincipePour quelle situation
Hydratants et lubrifiantsApplication locale régulièrePremière intention, pour toutes
Œstrogènes locauxCrème, ovule ou anneau, sur prescriptionSyndrome génito-urinaire de la ménopause, sauf contre-indication
Injection d'acide hyaluroniqueAcide hyaluronique peu réticulé dans la muqueuseSécheresse persistante, ou œstrogènes contre-indiqués ou non souhaités
Laser CO2 vaginalStimulation de la muqueuse par une sondeAprès échec ou impossibilité des autres traitements, en connaissance des limites

Médecine intime

Injections et laser : indications, limites et recommandations.

Injection intimité

Acide hyaluronique pour le volume des grandes lèvres ou l'hydratation de la muqueuse vaginale.

Laser intimité

Laser CO2 fractionné vaginal en cas de sécheresse ou d'atrophie de la muqueuse.

Pourquoi une sécheresse vaginale apparaît-elle ?

Les œstrogènes entretiennent l'épaisseur, la souplesse et l'hydratation de la muqueuse. Quand ils diminuent, la muqueuse s'affine et se lubrifie moins : c'est le syndrome génito-urinaire de la ménopause, qui associe sécheresse, irritation, douleurs aux rapports et parfois gêne urinaire. La sécheresse peut aussi survenir pendant l'allaitement, avec certaines contraceptions, après un traitement du cancer du sein, ou être favorisée par le tabac et des produits d'hygiène irritants.

Quel soin selon la situation ?

  • Gêne récente ou légère : hydratant vaginal régulier et lubrifiant lors des rapports
  • Sécheresse de la ménopause : œstrogènes locaux, en l'absence de contre-indication
  • Antécédent de cancer du sein : avis de l'oncologue ; solutions non hormonales en premier
  • Sécheresse persistante malgré ces traitements : injection d'acide hyaluronique, ou laser après information sur ses limites
  • Saignements, pertes inhabituelles, douleur pelvienne : examen gynécologique avant tout traitement

Ces soins complètent le suivi gynécologique ; ils ne le remplacent pas.

Comment se déroule la prise en charge ?

  1. Consultation : interrogatoire, contexte hormonal, traitements déjà essayés, examen ; frottis et suivi gynécologique à jour.
  2. Devis : un devis écrit est remis ; le délai de réflexion est respecté.
  3. Soin : injection ou séance de laser réalisée par le médecin, après anesthésie locale si besoin.
  4. Suivi : réévaluation des symptômes ; entretien selon le résultat.

Quels sont les risques et les limites ?

Injection d'acide hyaluronique : gêne et petit saignement transitoires ; les essais disponibles sont récents et de petite taille.

Laser vaginal : sensation de chaleur, pertes ou petit saignement pendant quelques jours. Deux essais contre traitement simulé n'ont pas montré de différence à 12 mois ; d'autres sont favorables. Les sociétés savantes ne le recommandent pas en première intention.

Ces actes à visée esthétique ne sont pas pris en charge par l'Assurance Maladie.

Où consulter ?

  • CMPL – Aulnay-sous-Bois : 21 bis avenue Paul Langevin, 93600 Aulnay-sous-Bois.
  • LoftSkin – Boulogne-Billancourt : 44 avenue Victor-Hugo, aux portes de Paris.

Questions fréquentes sur la sécheresse vaginale

Après la ménopause, les œstrogènes locaux sont le traitement de référence, avec les hydratants. Le choix tient compte des antécédents et des préférences de chacune.

Non. Elle survient aussi après un accouchement, pendant l’allaitement, avec certaines contraceptions ou certains traitements.

Les résultats des études sont contradictoires. Il peut être discuté quand les autres traitements échouent ou sont impossibles, en étant informée de ces limites.

Elle est réalisée après anesthésie locale ; la gêne est modérée et brève.

Sources. Les informations de cette page s’appuient sur les publications suivantes ; elles ne remplacent pas une consultation.
Hocké et al., recommandations CNGOF, Gynecol Obstet Fertil Senol, 2021
NAMS, Menopause, 2020 : position sur le syndrome génito-urinaire.
Marchand Lamiraud et al., Maturitas, 2025 : essai randomisé contre placebo, 12 semaines.
Bensmail et al., Maturitas, 2025 : suivi à 52 semaines.
Li et al., JAMA, 2021 : essai contre traitement simulé, 12 mois : pas de différence.
Zerzan et al., Menopause, 2025 : revue de 32 études.
Mension et al., JAMA Network Open, 2023 : après cancer du sein.

Page rédigée et validée par le Dr Aurélien Perrod. Dernière mise à jour : octobre 2026.

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La consultation permet de confirmer l'indication et d'établir un devis, à Aulnay-sous-Bois ou à Boulogne-Billancourt.

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