Formation des médecins à visée esthétique : diplômes, DIU et régulation
En France, la médecine à visée esthétique n’est pas une spécialité médicale : aucun internat n’y prépare. Les médecins qui la pratiquent viennent de la médecine générale, de la dermatologie ou de la chirurgie plastique, et se forment ensuite par des diplômes universitaires. Depuis 2024, l’Ordre des médecins reconnaît un diplôme dédié, le DIU de médecine esthétique, et la régulation de cette activité se met en place. Le Dr Aurélien Perrod, médecin généraliste et urgentiste, termine ce diplôme en 2027.
La formation en bref
| Statut de la discipline | Pas une spécialité médicale reconnue ; une activité exercée par des docteurs en médecine |
|---|---|
| Diplôme de base | Diplôme d'État de docteur en médecine et inscription à l'Ordre des médecins |
| Qui la pratique | Médecins généralistes, dermatologues, chirurgiens plasticiens, plus rarement d'autres spécialistes |
| Formations avant 2024 | Diplômes universitaires (DU) et interuniversitaires (DIU), par technique ou généralistes |
| Diplôme reconnu par l'Ordre | DIU de médecine esthétique, reconnu en juillet 2024 |
| Universités | Bordeaux, Paris-Est Créteil, Aix-Marseille |
| Durée et accès | Deux ans, après au moins trois ans d'exercice clinique |
| Première promotion | Janvier 2025 : 60 médecins retenus pour 350 candidatures |
| Texte récent | Décret du 9 juillet 2026 sur le droit d'exercice complémentaire, qui vise l'« activité médicale à visée esthétique » |
| Dr Aurélien Perrod | Médecin généraliste et urgentiste ; diplômes universitaires complémentaires ; DIU de médecine esthétique en cours (fin en 2027) |
Qui peut pratiquer des actes médicaux à visée esthétique ?
Les injections, les lasers médicaux ou les fils tenseurs sont des actes médicaux. Ils supposent un diplôme d’État de docteur en médecine et une inscription au tableau de l’Ordre.
Il n’existe pas, en revanche, de spécialité « médecine à visée esthétique » : aucun internat ni diplôme d’études spécialisées n’y conduit. D’après l’Ordre des médecins, environ 1 100 chirurgiens plasticiens et 3 750 dermatologues y sont formés par leur spécialité. S’y ajoutent 4 000 à 5 000 praticiens, en majorité des médecins généralistes, qui exercent souvent cette activité à temps partiel.
Pour ces médecins, la compétence repose sur les formations complémentaires suivies après le doctorat. C’est ce parcours que la régulation en cours cherche à encadrer.
Médecin généraliste et urgentiste
Le Dr Aurélien Perrod est médecin généraliste et urgentiste : il est titulaire du DES de médecine générale et du DESC de médecine d’urgence, et inscrit à l’Ordre des médecins comme médecin généraliste.
Il consulte à Aulnay-sous-Bois et à Boulogne-Billancourt.
Cette formation clinique est le socle de sa pratique : examiner, poser un diagnostic, reconnaître une situation qui se dégrade et la traiter. C’est aussi le sens de la condition d’accès au nouveau DIU, réservé aux médecins ayant déjà plusieurs années d’exercice clinique.
Quelles formations existaient avant 2024 ?
Pendant longtemps, un médecin qui souhaitait se former disposait de deux voies. La première est universitaire : des diplômes d'université (DU) et des diplômes interuniversitaires (DIU), organisés par les facultés de médecine. Certains portent sur une technique précise (lasers médicaux, injections du visage, greffe de cheveux), d'autres sont plus généraux, comme le DIU de médecine morphologique et anti-âge.
La seconde voie est privée : formations de sociétés savantes, de congrès ou d'industriels. Leur niveau est inégal, et l'Ordre des médecins a indiqué qu'il ne reconnaîtrait pas de formation privée.
Aucun de ces diplômes n'ouvrait le droit de mentionner une qualification en médecine à visée esthétique sur une plaque ou une ordonnance. Pour un patient, il était donc difficile de savoir ce que valait le parcours d'un praticien.
Le DIU de médecine esthétique reconnu par l'Ordre
En juillet 2024, le Conseil national de l'Ordre des médecins a reconnu un nouveau diplôme interuniversitaire : le DIU de médecine esthétique. Il a été créé à la demande des collèges professionnels de dermatologie et de chirurgie plastique, qui en assurent l'enseignement.
| Universités | Bordeaux, Paris-Est Créteil, Aix-Marseille |
|---|---|
| Durée | Deux ans, avec un examen final |
| Enseignants | Professeurs de dermatologie et de chirurgie plastique |
| Conditions d'accès | Médecins généralistes ou spécialistes ayant au moins trois ans d'exercice clinique |
| Première promotion | Janvier 2025 : 60 médecins retenus pour 350 candidatures |
| Reconnaissance | Les titulaires peuvent faire mention du diplôme sur leur plaque |
Deux points distinguent ce diplôme des formations antérieures. Il est enseigné par des universitaires, sans lien avec l'industrie. Et il n'est pas accessible en sortie d'études : il faut d'abord avoir exercé la médecine.
Pour les médecins qui pratiquent déjà depuis plusieurs années, l'Ordre a annoncé une validation des acquis de l'expérience : un dossier examiné par une commission d'universitaires et de représentants ordinaux.
Une régulation qui se met en place
La reconnaissance du DIU a été présentée par l'Ordre comme le début de l'encadrement de cette activité. Depuis, plusieurs étapes se sont succédé.

- Fin 2025. Le Parlement a débattu, lors de l'examen du budget de la Sécurité sociale pour 2026, d'une autorisation préalable d'exercice pour les médecins pratiquant des actes à visée esthétique.
- Juillet 2026. Un décret du 9 juillet 2026 crée un « droit d'exercice complémentaire », accordé par le conseil départemental de l'Ordre après avis d'une commission. L'« activité médicale à visée esthétique » figure parmi les activités concernées, aux côtés de la médecine thermale ou de la médecine de montagne.
Le cadre n'est pas encore stabilisé : les conditions précises d'application continuent d'être définies. La direction, elle, est claire : une formation universitaire, une expérience clinique préalable et un contrôle par l'Ordre.
Le parcours et les diplômes du Dr Aurélien Perrod
Le Dr Perrod a d'abord été formé à la médecine d'urgence et à la médecine générale à l'université Paris 7, avant de suivre plusieurs diplômes universitaires consacrés aux techniques qu'il pratique.

| Année | Diplôme | Université |
|---|---|---|
| 2012 | DESC de médecine d'urgence | Paris 7 |
| 2013 | Diplôme d'État de docteur en médecine | Paris 7 |
| 2013 | DES de médecine générale | Paris 7 |
| 2016 | DIU européen Lasers médicaux | Pierre-et-Marie-Curie (Paris 6) |
| 2017 | DU Injection du visage à visée esthétique | Nice |
| 2017 | DU Évaluation et contrôle des techniques d'injection et de comblement en dermatologie et chirurgie plastique | Paris Descartes (Paris 5) |
| 2017 | Certificat d'université de médecine esthétique gynécologique | Paris 12 – Créteil |
| 2019 | DIU Médecine morphologique et anti-âge | Paris Descartes (Paris 5) |
| 2020 | DU européen Cheveu et greffes capillaires | Universidad Europea Miguel de Cervantes (Valladolid) |
| 2027 (en cours) | DIU de médecine esthétique | Aix-Marseille |
Il est actuellement inscrit au DIU de médecine esthétique à Aix-Marseille Université, le diplôme reconnu par l'Ordre, qu'il terminera en 2027. Les diplômes déjà obtenus sont consultables sur la page À propos.
Comment vérifier la formation de votre médecin ?
- Vérifiez qu'il s'agit d'un médecin. L'annuaire du Conseil national de l'Ordre des médecins et l'annuaire santé (numéro RPPS) indiquent si le praticien est inscrit et dans quelle spécialité.
- Demandez son parcours. Un médecin peut vous indiquer ses diplômes, leur année et l'université qui les a délivrés.
- Regardez le déroulement de la prise en charge. Une consultation préalable, une information sur les risques, un devis écrit et un délai de réflexion font partie des règles.
- Demandez qui réalise l'acte. Une injection à visée esthétique est un acte médical : elle doit être faite par le médecin.
En résumé
La médecine à visée esthétique n'est pas une spécialité, mais sa formation se structure : un diplôme universitaire reconnu par l'Ordre depuis 2024, réservé à des médecins ayant déjà exercé, et un cadre réglementaire qui se précise depuis 2026. Le Dr Perrod, médecin généraliste et urgentiste, s'inscrit dans cette évolution en terminant le DIU de médecine esthétique en 2027.
Questions fréquentes sur la formation des médecins à visée esthétique
La médecine à visée esthétique est-elle une spécialité médicale ?
Non. Il n’existe ni internat ni diplôme d’études spécialisées dans ce domaine. C’est une activité exercée par des docteurs en médecine, issus de la médecine générale, de la dermatologie ou de la chirurgie plastique, qui se forment par des diplômes complémentaires.
Quel diplôme est reconnu par l'Ordre des médecins ?
Le DIU de médecine esthétique, reconnu par le Conseil national de l’Ordre en juillet 2024. Il dure deux ans, est porté par les universités de Bordeaux, Paris-Est Créteil et Aix-Marseille, et s’adresse aux médecins ayant au moins trois ans d’exercice clinique.
Un médecin généraliste peut-il réaliser des injections ?
Oui. Les injections à visée esthétique sont des actes médicaux, et la majorité des médecins qui les pratiquent en dehors de la dermatologie et de la chirurgie plastique sont des médecins généralistes. Ce qui compte est la formation complémentaire suivie et l’expérience.
Qui n'a pas le droit de faire des injections ?
Les personnes qui ne sont pas médecins. Une injection réalisée par un non-médecin relève de l’exercice illégal de la médecine et expose à des complications sans prise en charge adaptée.
Le Dr Perrod est-il titulaire du DIU de médecine esthétique ?
Pas encore : il y est inscrit à Aix-Marseille Université et le terminera en 2027. Il est déjà titulaire, entre autres, du DIU de médecine morphologique et anti-âge (2019) et du DIU européen de lasers médicaux (2016).
Sources. Les informations de cet article s’appuient sur les publications suivantes, consultées en octobre 2026 ; la réglementation évolue.
Egora, 8 juillet 2024 : reconnaissance du DIU par l’Ordre, effectifs de praticiens.
Egora, 3 janvier 2025 : conditions d’accès au DIU et validation des acquis de l’expérience.
Le Quotidien du médecin, 25 avril 2025 : première promotion du DIU.
Caducee.net, 24 novembre 2025 : débat parlementaire sur l’autorisation d’exercice.
Légifrance, décret n° 2026-611 du 9 juillet 2026 : droit d’exercice complémentaire.
Article rédigé et validé par le Dr Aurélien Perrod, médecin généraliste et urgentiste. Dernière mise à jour : octobre 2026.
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La consultation permet d’examiner votre demande, de vous informer et d’établir un devis, au CMPL à Aulnay-sous-Bois ou chez LoftSkin à Boulogne-Billancourt.